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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 10:11

 

            Certaines sont à la recherche du  point G ? Mesdames, mesdemoiselles, Martin Veyron est là pour vous aider à le trouver…

            Cet album est la suite de L’Amour propre (publié en 1983) que je n’ai malheureusement pas lu. Il racontait le parcours d’un jeune homme à la recherche du fameux point nirvanique. Blessure d’amour propre (2009) démarre avec ce rappel par l’intermédiaire d’un dialogue entre un homme d’âge mûr qui n’est autre que l’auteur et un employé de la fourrière.

« Veyron… Martin… Mh… Martin Veyron ! C’est vous ?

-          Oui… c’est mon permis !

-          Comme le dessinateur ?

-          C’est moi.

-          Je croyais que vous étiez mort.

-          Ah ? Ben non.

-          Vous n’avez rien foutu depuis L’Amour propre ?

-          Hhhhhshh

-          Ce truc vous a rapporté tellement de pognon que vous vous tournez les pouces depuis vingt ans !

-          Vingt-quatre. »

 

 

                Le ton est donné, celui de l’autodérision ! De ce point de vue-là, la BD est savoureuse, l’auteur se dessine comme un être un peu mou, négligé, fatigué et souffrant de la prostate. Il subit d’ailleurs une opération qui le rend impuissant mais il s’en fiche. Débarque alors une jeune et jolie journaliste qui veut en savoir plus sur le point G. Elle demande alors à Martin Veyron, pour son enquête, d’aller lui chercher le point G. C’est le début d’une folle aventure pour notre gaillard puisque ce farfouillage entre les jambes des femmes deviendra son gagne-pain. Les femmes défilent, on crée même un « institut », et les « ahhh » de jouissance déchirent régulièrement les oreilles de notre « spécialiste ». La BD se clôt sur l’arrestation de martin Veyron pour « exercice illégal de la médecine »

            Ca ne vole pas très haut, je rajouterais même que c’est de l’humour sous la ceinture, m’enfin, on rit bien et certaines situations sont délirantes de loufoquerie et de cocasserie : Martin Veyron se plaint de son boulot à sa femme qui le réconforte en lui disant que ce sera bientôt fini. La journaliste désespère de ne pas arriver à jouir dans les doigts magiques du spécialiste : « J’en ai marre. Pourquoi vous les faites toutes jouir sauf moi ? Vous pouvez en faire reluire d’autres, je m’en fous, pourvu que moi aussi ».

            Je n'ai pas été friande du graphisme, par contre, la métaphore filée du jardinage associée au plaisir de la femme qui apparaît dans certaines bulles m'a bien plu.

            L’album a tout de même été couronné par le prix de la BD Point 2009.

 

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commentaires

S
<br /> <br /> j'avais lu "l'amour propre", mais ça remonte à loin, et si c'est rigolo, je note de toute façon!<br /> <br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> c'est rigolo mais j'avoue que certains passages m'ont un peu lassée. Y'a un côté répétitif dans le farfouillage des dames  - j'adore ce que je viens d'écrire! :))<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> Voilà qui semble drôle alors, j'adhère !<br /> <br /> <br /> <br />
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V
<br /> <br /> je me suis bien marrée, en effet !<br /> <br /> <br /> <br />