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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 19:48
    Dans le top 20 de mes auteurs préférés, John Irving s'y trouve en bonne place ; La veuve de papier et Le monde selon Garp (écrit près de 20 ans plus tôt que l'oeuvre commentée) sont d'agréables souvenirs. 





    Ici, on a à faire à une autobiographie sélective qui décrit les années d’études de l’auteur : Exeter, Pittsburgh, New Hampshire puis un an à Vienne, ses débuts en tant que professeur puis écrivain. Un cahier central accompagne le livre : de nombreuses photos de tournois et championnats de lutte mais aussi des clichés plus personnels de John Irving et sa famille (tout ça pour constater que John est un bel homme…) .
    Irving évoque tour à tour la lutte et l'écriture pour finalement mêler les deux passions de sa vie. Il faut l'avouer, les descriptions, récits et autres commentaires ayant trait à la lutte (l'homme a été lutteur puis arbitre et enfin entraîneur) ne m'ont pas réellement passionnée, mais tout de même, ce cher John peut nous raconter ce qu'il veut sur n'importe quel thème, on  lit, on suit, on poursuit sa lecture!
  
    On découvre que le bonhomme est fan de Dickens et de Graham Greene, et on assiste également à l'écriture de ses premiers manuscrits, ses premières nouvelles et ses premiers émois littéraires. Humilité et auto-dérision sont au rendez-vous, l'auteur n'a de cesse de se qualifier de "passable " ou de "tout juste passable". Il évoque les remarques et critiques de ses premiers professeurs : "Kurt Vonnegut m'a demandé pour sa part si je trouvais intrinsèquement drôles les vers "guigner" ou "lorgner". Il voulait seulement dire que j'en abusais sciemment et avec une certaine coquetterie ; il n'avait pas tort."
Un peu plus loin, les différentes allusions à Oscar Wilde m'ont bien sûr fait sourire...
"Non, ce que je déteste chez Wilde, c'est que cet écrivain de second ordre s'est complu à décocher ses phrases lapidaires contre les grands -fallait-il qu'il fût jaloux de Dickens et de Flaubert pour les avoir ainsi accablés de son mépris!"
Hum... lisez un peu mes citations... quel perspicacité, John!

    Il souligne, dans les notes en fin de livre, que son autobiographie aurait été largement incomplète s'il n'avait accentué le rapport, l'intime corrélation entre l'écriture et la lutte.
"Mon expérience de la lutte se compose d'un huitième de talent et de sept huitièmes de discipline. Je crois que mon expérience de l'écriture respecte la même proportion."
et :
"Je suis tout à fait convaincu que la lutte m'a appris davantage que les ateliers d'écriture. Écrire bien, c'est réécrire ; de même, bien lutter est affaire de récurrence ; on répète le mouvement inlassablement, jusqu'à ce qu'il devienne une seconde nature. je ne me suis jamais vu comme un écrivain-"né", pas plus que comme un athlète "naturel", ni même un bon athlète, d'ailleurs. En revanche, je sais réécrire. Je n'arrive jamais à ce que je veux du premier coup, je ne sais que réviser, encore et toujours."

          Au final, on découvre un homme franc, généreux, modeste et tout simplement humain.

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commentaires

Valérie 11/04/2011 19:33



Je file me renseigner sur le titre anglais de ce roman que je ne connaissais pas du tout mais qui me fait désormais envie.



Violette 11/04/2011 20:23



il se différencie un peu des autres mais il est plus court, donc se lit quand même un peu plus vite! :)


merci pour ta visite !



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