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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 16:08

La dixième muse - Alexandra Koszelyk - Aux Forges De Vulcain - Grand format  - Paroles ST MANDE

        Florent se promène au cimetière du Père-Lachaise, il tombe par hasard sur la tombe d’Apollinaire, grimpe au sommet d’un arbre, plus rapide qu’un singe. Ces instants seront pour lui comme un électrochoc qui va modifier sa manière de voir les choses. Subitement passionné par la poésie mais aussi par la biographie d’Apollinaire, Florent mêle sa vie à celle du poète, part sur ses traces spirituelles et, entre rêves et hallucinations, s’éloigne de sa vie quotidienne, pour faire une rencontre extraordinaire, celle de Gaïa, la déesse de la Terre.

         Deuxième roman de l’autrice et d’un tout autre registre que le premier ; onirique et poétique, il nous emmène loin, aux confins de la création du monde, dans un espace qui lierait l’homme, la nature … et Apollinaire. Parce que j’ai d’abord lu ce livre comme un sublime hommage au poète, c’est un vrai régal d’y trouver des références à foison, par-ci par-là, d’apprendre à mieux connaître sa vie, son entourage et les neuf femmes qu’il a tant aimées. J’ai moins aimé le versant ésotérique même si je me suis retrouvée dans cette valorisation de l’arbre, dans cette nécessité de préserver la nature, de l’écouter davantage. En somme, une belle lecture, originale et au croisement de plusieurs genres.

Moi aussi, j’aime les cimetières : « J’aimais la tranquillité de ce cimetière, ces arbres hauts, dont les cimes formaient une arche protectrice au-dessus des sépultures. Loin des bruits constants de la ville, le temps s’amoindrissait et les défunts chuchotaient leurs histoires joyeuses. La mort efface les tourments, les peines et les souffrances. Les hommes ne retiennent des disparus que le bon, l’excellent ou la fantaisie ; tandis qu’au-delà de ces murs les vivants ne sont que petitesse, aigreur et vindicte. »

« Était-ce cela, les absents ? Des gens qui nous lèguent un peu d’eux-mêmes avant de partir, dans l’espoir que leur absence nous effraiera moins ? »

Merci à Tiphanie 😉

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commentaires

L
Je suis également taphophile, j'adore la couverture, je suis amatrice de poésie à mes heures perdues... Pourquoi pas ?
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V
il est peut-être fait pour toi !
P
La couverture ne laisse pas indifférent. On la remarque.
Il pourrait peut-être me plaire, celui-là...
Bonne semaine.
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V
tant mieux si ça t'attire !
A
Rien que le court extrait me fait fuir !!! Un ésotérisme teinté de moralisme, semble-t-il, en plus ...
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V
c'est radical alors ^^ Non, moralisme quand même pas je dirais...
S
La fin m'a perdue mais j'ai davantage aimé celui-ci que le premier
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V
je crois qu'on a ressenti la même chose alors !
K
J'ai toujours le premier qui prend la poussière sur une étagère...
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V
ah... reste à dépoussiérer et à lire ! ;)
L
j'aime beaucoup Apollinaire mais sans doute moins ce roman.
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V
c'est un bel hommage qui lui est fait !
E
ma curiosité a été éveillée illico je le note... l'ésotérisme l'intéresse mais avec modération
Je ne connais pas l'auteure en plus ...
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V
tu y trouveras peut-être ton compte !
S
Le côté ésotérique me fait un peu peur mais je lirai au moins un des deux ouvrages d'Alexandra pour me faire une idée.
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V
elle va très très loin dans l'ésotérisme, ça m'a surprise !
T
Ha je l'attendais avec impatience ce billet, et on en avait déjà discuté mais on se rejoint assez sur le ressenti, le côté ésotérique m'a aussi moins emballée, surtout le passage avec Gaia mais j'ai aussi trouvé ça très beau et poétique.
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V
c'est de mieux en mieux, que sera le 3ème roman? ;)
M
Ce que tu en dis est bien tentant d'autant plus que je n'ai encore pas lu cet auteur. J'aime aussi la couverture très poétique. J'aime aussi beaucoup ta citation.
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V
Elle est douée ! et chapeau pour être passée de Tchernobyl à Apollinaire !