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6 mars 2020 5 06 /03 /mars /2020 10:26

Résultat de recherche d'images pour "gang des reves pocket"

       Dans la campagne italienne, en 1908, Cetta se fait violer. Ça arrive à tant d’autres filles qu’elle ne s’en formalise pas plus que ça mais elle veut fuir aux Etats-Unis avec son bébé qu’elle baptise Christmas. A New York, c’est aussi en vendant son corps qu’elle réussit à survivre. Mais elle a la chance de rencontrer Sal, un maquereau bourru un peu plus conciliant que la moyenne et de sortir lentement de ce cloaque. Christmas, quant à lui, vit sa vie de gamin des rues. Espiègle, provocateur, audacieux et beau gosse, il crée une bande à lui tout seul, les Diamond Dogs et parvient à asseoir une certaine autorité dans le quartier grâce à son toupet. Un soir, il sauve Ruth qui vient de se faire violer par Bill, un fou dangereux obsédé par la violence. Les deux adolescents que tout sépare – Ruth est née dans une famille de riches – tombent amoureux mais un déménagement, un excès d’orgueil et un manque de chance les éloignent pendant quelques années. Christmas arrive à se débrouiller, toujours et encore, à tel point qu’il devient une star de la radio grâce à ses récits de gangsters. Mais il a toujours gardé Ruth au fond de son cœur. Elle, blessée moralement et physiquement, a trouvé refuge à Los Angeles où elle reprend goût à la vie en photographiant des gens qui ne sourient pas… Ces deux-là, c’est écrit, sont faits pour se retrouver, coûte que coûte.

       Mêlant récit d’initiation et chronique d’un New York des années 20, ce magnifique roman de 944 pages nous engloutit dans un univers bien particulier, dessiné à la perfection. Les personnages sont attachants parce qu’ils sont pour la plupart issus de la classe sociale la plus basse et qu’ils luttent pour s’en sortir et rester dignes. Si vous aimez les bonnes grosses histoires d’amour, vous serez servis également. J’avoue que la scène de retrouvailles entre Ruth et Christmas n’est pas ma préférée du livre mais je dois avoir perdu mon âme romantique quelque part en cours de route ces quinze dernières années. Rajoutons à cela un esprit positif pour une Amérique et un monde en plein essor : théâtre, radio, photographie, … à une époque où tout était possible même de s’asseoir à côté d’un Noir dans une salle de spectacle, rendez vous compte. Le roman insuffle délicatement cet élan optimiste et porteur. Et on tourne les pages sans s’en apercevoir, ça se mange tout seul et sans faim. Merci ma Mimi pour ce gentil prêt que j’ai gardé finalement très longtemps (et lu en si peu de temps !)

Cetta à son fils Christmas : « Tu sais ce que c’est, l’amour ? c’est réussir à voir ce que personne d’autre ne peut voir. Et laisser voir ce que tu ne voudrais faire voir à personne d’autre. »

« La Cadillac Type V-63 noire se gara le long du trottoir, faisant crisser ses pneus sur l’asphalte défoncé de Cherry Street. Christmas se retourna vers la portière qui s’ouvrait alors que la voiture n’était même pas encore arrêtée. Il vit un homme d’une trentaine d’années — blond, yeux clairs, oreilles décollées et nez aquilin écrasé par les coups de poing — sauter d’un bond du marchepied, le saisir par le col et lui asséner un coup de crosse de pistolet en plein front. Ensuite il sentit qu’on le poussait vers la voiture, et il se retrouva soudain à l’intérieur. Alors que le sang commençait à dégouliner dans ses yeux, il tomba face la première contre les jambes d’un type brun à face de cocker, large sourire, nez un peu épaté, bien habillé et avec un chapeau gris sur la tête. L’homme le saisit par les épaules et le releva, pendant que le blond remontait en voiture et que le chauffeur redémarrait en trombe. »

« Bonsoir, New York ! lança-t-il alors d’une voix chaude et gaie. Non, je ne suis pas devenu fou ! Hissez le torchon, c’est l’expression qu’on utilisait autrefois au théâtre pour dire « Levez le rideau. » Alors… hissons le torchon, mesdames et messieurs, parce que vous vous apprêtez à assister à un spectacle que vous n’avez encore jamais vu. Un voyage dans la ville des policiers et des voleurs, comme on appelait alors notre New York. »

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commentaires

J
Le genre de gros pavé que je me réserve pour l'été.
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V
prof en chômage technique pour quelque temps, je vais pouvoir en lire des pavés! Si mes enfants me le permettent ! (je ris jaune)
T
Je l'ai souvent pris et reposé, à tort visiblement ... Mais 900 pages, purée ça pique!
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V
900 pages, ... liquidées en 2 jours avec la semaine à venir! :)
A
Une lecture qui m'avait passionnée.
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V
nous voilà en accord!
A
Ah oui, ce roman a beaucoup fait parler de lui et les avis étaient toujours enthousiastes. Pour l'instant je ne suis pas tentée car pour près de 1000 pages, il faut que ce soit minimum un coup de coeur absolu, magistral, la claque, la révélation du siècle quoi.^^
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V
mais que d'exigences tout de même ^^ Je ne suis pas loin du coup de coeur, c'était vraiment bon de se plonger dans ce roman, je suis vite devenue dépendante… à toi de choisir :)
D
J'ai beaucoup aimé ce livre mais j'ai encore plus aimé "les enfants de Venise" et "le soleil des rebelles".<br /> Daphné
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V
eh bien, tu donnes envie :)
K
Il y a un petit quelque chose qui m'a toujours tenue éloignée de ce roman, pensant, peut-être à tort, qu'il n'était pas pour moi.
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V
c'est très romanesque mais la plongée dans les années 20 est réaliste et passionnante.
M
Je l'ai déjà vu de nombreuses fois et je l'ai déjà noté...
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V
quand craqueras-tu?
A
L'ambiance est très prenante, l'histoire est maîtrisée et les personnages bien campés, mais bon, j'avoue pour ma part avoir été un peu lassée de cet optimisme de bon aloi quasi permanent ... et par la bonne grosse histoire d'amour aussi ...
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V
oui l'histoire d'amour est moyennement crédible et très nunuche mais c'est du romanesque, ça en fait partie…
E
Je fais partie de ceux qui n'ont pas trop aimé, ou peut-être suis-je la seule ? ^^ Il n'y aucun doute , il sait raconter les histoires mais les thèmes pour moi les plus intéressants sont juste évoqués, alors qu' il est dans l'extrême et le cliché pour le reste.
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V
c'est romanesque… je trouve tout de même qu'il aborde de manière intéressante pas mal de thèmes…
D
Voilà un gros pavé alléchant, qui permet de se mettre dans l'ambiance d'une époque ! Je note le titre.
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V
oui, parfait si on a du temps, des vacances, une panne de lecture :)
M
Je suis en train de lire "les prisonniers de la liberté" et je l'ai presque terminé ! C'est le premier que je lis de cet auteur et je ne te cache pas que je compte bien prendre le temps de découvrir ses autres romans !
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V
il sait raconter alors! merci pour ton retour :)
E
j'ai beaucoup aimé ce roman, je vais lire tous les autres, "Les enfants de Venise" pour commencer quand ma PAL aura un peu diminué....
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V
un bon gros roman bien roboratif :)
M
Luca Di Fulvio est un fabuleux conteur. J'avais adoré ce roman et là je termine tout juste Les prisonniers de la liberté tout aussi excellent et addictif.
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V
je sais que Les prisonniers de la liberté a bonne presse aussi, oui !
C
Je ne sais pas si cela me plairai et en plus c'est un sacré pavé 944 pages ^^<br /> Merci quand même pour la découverte car je n'avais jamais entendu parler de ce roman ni de l'auteur.<br /> Bonne journée !
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C
Merci pour l'info, je vais voir ça ;)<br /> Bonne journée !
V
je t'assure que ça se lit sans problème et très vite ^^

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