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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 20:31

 

               

 

          C’est la BD mythologique Héraclès qui m’a donné envie de me (re)plonger dans cette libre adaptation théâtrale de l’histoire des parents d’Hercule.

         Mercure vient voir la Nuit. Après s’être plaint du trop-plein de boulot que lui donnent les dieux et surtout Jupiter, il demande à son interlocutrice de ralentir ses chevaux afin de retarder la naissance du jour. Pourquoi cette requête ? pour que Jupiter, amoureux de la belle Alcmène mariée à Amphitryon, puisse tranquillement venir la trouver, la séduire et féconder ! Le subterfuge fonctionne si bien qu’Alcmène est ravie des propos tenus par son « nouvel » Amphitryon. Sosie, le valet du général rencontre, quant à lui… son sosie, son double, celui qui prend insolemment sa place. Il s’agit de Mercure qui s’amuse à son tour avec les humains. Sosie finit par douter de sa propre identité et, pour ne pas se faire battre (procédé récurrent chez Molière), il veut bien admettre qu’il n’est pas Sosie. C’est d’ailleurs le personnage le plus drôle de la pièce. Jupiter, s’il paraît noble et grandiose au début, il se perd dans les explications et les justifications données pour défendre Amphitryon.

         Ce n’est pas le meilleur de Molière, j’ai trouvé la 1ère partie excellente et la seconde s’essouffle avec quelques éléments d’intrigue vite résolus, quelques révélations vite faites qui gâchent un peu le plaisir. Pièce à machines et version très proche de celle de Plaute, elle n’est pas inoubliable (je l’avais déjà lue et oubliée très rapidement.) J’ai maintenant très envie de relire l’Amphitryon 38 de Giraudoux !

 

MERCURE

  Ton nom était Sosie, à ce que tu disais.

SOSIE

Il est vrai, jusqu'ici j'ai cru la chose claire:  

Mais ton bâton, sur cette affaire,  

M'a fait voir que je m'abusais.

 

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JUPITER (à Alcmène)

 Ah! ce que j'ai pour vous d'ardeur, et de tendresse,  

Passe aussi celle d'un époux;  

Et vous ne savez pas, dans des moments si doux,  

Quelle en est la délicatesse. 

 Vous ne concevez point qu'un cœur bien amoureux,  

Sur cent petits égards s'attache avec étude;  

Et se fait une inquiétude,  

De la manière d'être heureux. 

 En moi, belle, et charmante Alcmène, 

 Vous voyez un mari; vous voyez un amant: 

 Mais l'amant seul me touche, à parler franchement; 

Et je sens près de vous, que le mari le gêne.  

Cet amant, de vos vœux, jaloux au dernier point, 

 Souhaite qu'à lui seul votre cœur s'abandonne; 

Et sa passion ne veut point,  

De ce que le mari lui donne.  

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commentaires

niki 21/08/2017 18:17

j'ai eu le plaisir de voir cette pièce par une classe de secondaire, il y a bien des années - j'avais beaucoup apprécié

Violette 22/08/2017 21:42

maintenant la voir jouée m'intéresserait beaucoup !

A_girl_from_earth 14/08/2017 23:05

Tiens, un Molière que je n'ai pas lu. Bon, il faut dire que mes lectures de ses pièces se limitent à celles étudiées à l'école, et celle-ci n'est pas la plus présentée.

Violette 16/08/2017 10:46

non, elle est boudée par les profs et je sais de quoi je parle:)

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