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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 11:08

 

 

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             Jake Skowran n’a presque plus rien. Dans une ville en état de délabrement bien avancé après la fermeture de l’unique usine, il est au chômage, il a contracté des dettes, il a perdu sa copine qui l’a quitté. Désabusé et ne voyant plus d’espoir à sa situation de traîne-savate, il accepte l’impensable : tuer. C’est Ken Gardocki, le plus grand truand de la ville, qui le lui demande, il aimerait qu’on tue sa femme infidèle. Passée la première surprise, Jake met peu de temps à être convaincu. Finalement, ça ne lui pose pas de problème. Et mis à part le fait qu’il a dû tuer le chien avant de tuer l’épouse, le crime a été facile. Jake ne va pas en rester là. Ken a encore d’autres missions pour lui. Jake va même prendre des initiatives et liquider un type qui lui met des bâtons dans les roues.

           C’est dans une Amérique miteuse et désœuvrée que nous emmène l’auteur. La crise se faire ressentir à tous les niveaux et à un tel point que commettre un crime ne paraît plus une chose si immorale… Aussi dingue que ça puisse paraître, on s’identifie très vite au meurtrier qui n’est pas méchant, dans le fond, mais qui n’a pas vraiment le choix. C’est drôle, c’est second degré, c’est noir mais pas trop. L’auteur va droit au but, son personnage est devenu tueur à gage, soit. C’est la société qui veut ça. Dans l’ambiance digne d’un roman de Donald Westlake, ce roman adapté au cinéma (il y a quelques mois) est diablement efficace et brillamment satirique. La fin est charmante et complètement immorale, le crime serait une sorte de tremplin pour pouvoir retrouver une vie bien rangée. J’ai adoré !

Merci à krol pour l'idée!

Un argument de taille pour un mec ruiné et désespéré : « Tu es l’homme de la situation. Je l’ai su dès le premier jour. » (c’est encore plus drôle quand on apprend, plus tard, que Gardocki avait demandé un autre type d’abord !)

Jake pensait qu’à l’image des bâtiments et des administrations du reste de la ville, les bureaux de police, périclitaient, eux aussi. Finalement, non, les locaux sont neufs et modernes : « Le besoin de punir la populace locale et visiblement plus important que celui de la soigner, la nourrir et l’habiller. »

« J’essaie de perdre l’habitude de tuer les gens qui me rendent la vie dure. »

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commentaires

A_girl_from_earth 04/02/2017 00:26

J'adore Iain Levison ! Un de mes auteurs chouchous !!! :-) Je n'ai pas lu ce titre encore mais je me le garde sous le coude pour le moment propice, une panne de lecture, ou l'envie d'une valeur sûre.

Violette 04/02/2017 14:32

Mais il fallait me le dire plus tôt ! Je ne le connaissais pas moi! Je vais chercher d'autres titres, et j'en lirai, promis!

Yuko 02/02/2017 22:41

Je ne connais pas l'auteur, il a écrit autre chose ?

Violette 04/02/2017 14:33

oui, quelques autres, pas classés en polars mais je ne connais pas (encore)!

Saxaoul 02/02/2017 13:43

Pffffff, je ne connais même pas l'auteur....

Violette 02/02/2017 18:13

moi non plus, avant ! Il n'a pas tellement de romans à son actif, 5 ou 6 je crois.

Alex-Mot-à-Mots 02/02/2017 13:14

J'adore l'humour des citations.

Violette 02/02/2017 18:13

ce livre est excellent !

jerome 02/02/2017 12:50

Un auteur que j'adore moi aussi !

Violette 02/02/2017 18:14

tu en as lu d'autres de lui?

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