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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 08:22

 

 

           Dans un lycée niçois, une troupe de jeunes comédiens galère parce que le metteur en scène les a lâchés. A la suite d’un concours de circonstances, c’est Emile, un retraité, qui prend la troupe en main. Il fait semblant d’avoir un splendide passé de metteur en scène et d’acteur mais en fait, il fabule complètement et pourtant, permet à ces comédiens en herbe d’espérer, de se trouver une vraie passion pour le théâtre. Sandra est l’une d’entre eux. Provocatrice, belle et libérée, elle fait tourner la tête de Norbert, un gars embauché à la dernière minute pour un rôle muet. Dans la 2ème partie du roman, on suit Emile et Sandra dans une sorte de road trip dans le sud de la France.

            Didier van Cauwelaert n’a que 22 ans quand il écrit Vingt ans et des poussières, son tout premier roman, et je dois dire que ça sent encore un peu les rêves d’adolescent et les fraises tagada… Dans un grand fouillis qui comporte néanmoins quelques jolis passages (on retrouve déjà la personnalité de l’écrivain notamment dans son rapport au merveilleux), l’auteur nous emmène dans un monde où les simplets deviennent intelligents, où les vieillards rajeunissent, où l’argent peut tomber du ciel. Malgré ce candide optimisme, quelques images m’ont plu, celle du jardinier du lycée, Carême, un peu niais qui se cultive en espionnant les cours, celle du type qui déforme l’actualité pour égayer sa vieille mère aveugle… mais dans l’ensemble, je me serais bien passée de cette lecture…

 

« Petits cendrillons de l’angoisse, leur pièce est une citrouille. Emile est tout retourné, voudrait leur dire merci, leur dire courage, leur dire qu’ils vont réussir, ensemble, que des salles entières marcheront comme il vient de marcher. »

La culture selon Carême : « C’est vrai, de savoir des choses, ça aide quand on souffre, mais celui qui ne sait rien, il a moins l’idée de souffrir. »

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commentaires

P
Quand je lis les 4e de couverture de VC, le sujet me plait. Et puis, quand je lis le bouquin, je déchante. Je ne sais pas dire pourquoi. Je passe donc...
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V
Je comprends, c'est presque ce que je ressens aussi.
A
Pas une indigestion de fraises Tagada, donc.
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N
Pas indispensable en somme...
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V
d’après moi? non !
L
C'est avec ce roman que je l'ai découvert ♥ Il faudrait que je le relise parce que du coup, c'était il y a plus de 20 ans, mine de rien !
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V
j'ai été moins emballée que toi alors... :)