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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 15:53

 

 

               C’est en cherchant la pièce de théâtre du même nom (en vain), que j’ai acheté ce petit roman délicieusement fantaisiste.

                C’est l’histoire d’une rencontre, une rencontre entre deux êtres originaux. Le premier s’appelle Harold, il a 19 ans, il désespère sa richissime mère parce qu’il ne veut rien faire de sa vie à part mettre en scène de faux suicides. La deuxième s’appelle Maude, elle a 79 ans, elle vole des voitures (pour les rendre aussitôt), déterre les arbres pour les replanter dans la forêt, nourrit les oiseaux, pose nue pour un sculpteur de glace, aime cuisiner les fleurs… Nos deux protagonistes se rencontrent lors d’un enterrement car tous deux sont friands de cette cérémonie même s’ils ne connaissent pas le principal intéressé. Maude n’a pas besoin d’insister beaucoup pour qu’Harold accepte de la revoir. Ensemble ils vont faire les quatre cents coups, vivre à cent à l’heure tout en profitant de chaque seconde. Ils vont danser, courir, faire la roue, regarder un coucher de soleil, boire de la décoction de paille d’avoine, narguer les gendarmes, grimper aux arbres, se moquer de tout le monde mais avec une infinie tendresse…

               Quel petit roman absolument formidable ! Un hymne à la vie, un brillant éloge du carpe diem typique des années 70, une invitation à refuser de suivre les moutons de Panurge, une ouverture d’esprit surprenante encore aujourd’hui (car Harold et Maude finissent par s’embrasser et par passer la nuit ensemble). L’œuvre a donné naissance à une pièce de théâtre et à un film.

 

« Chacun vit dans sa propre forteresse, répondit Maude. Mais rien ne vous empêche d’abaisser le pont-levis et de frayer avec nos semblables. »

« Mieux vaut ne pas être trop vertueux, Harold. On se prive de tant de choses ! Il faut viser plus haut que la simple moralité. »

« Bien des gens aiment à jouer avec l’idée de la mort, sans pour cela désirer mourir. Il y a chez eux comme un refus de vivre. Ils voudraient participer à ce jeu qu’est- la vie, mais ils se contentent de regarder vivre les autres et se réservent pour plus tard. Ils s’installent sur les gradins et ne font qu’assister à la partie qui se joue sur le terrain. Le chronomètre égrène les secondes et à tout moment ils pourraient, s’ils le voulaient, se joindre aux joueurs. »

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commentaires

Marie-Claude 06/10/2015 04:26

Ah! Que de bons souvenirs... J'adore. Tant le roman que le film. Merci de ce rappel!

Violette 06/10/2015 11:05

je t'en prie! :)

Mo 05/10/2015 19:49

C'est bien tentant tout cela ! Noté ;) :)

Violette 06/10/2015 11:04

tant mieux !

Alex-Mot-à-Mots 05/10/2015 09:48

Je ne savais pas qu'il y avait eut un roman, au départ.

Violette 06/10/2015 11:04

roman, pièce de théâtre...

keisha 05/10/2015 08:52

J'ai vu le film, mais ne connais pas le roman, qui a l'air formidable!

Violette 06/10/2015 11:04

sympa, gai, enjoué, coloré....

Céline 05/10/2015 08:18

Je ne connais pas du tout, merci pour la découverte...je note !

Violette 06/10/2015 11:04

je ne connaissais pas non plus "avant" ! Une jolie découverte!

Yuko 04/10/2015 20:24

Le film fait partie de mes oeuvres cultes ! Maintenant que tu as lu le livre, je t'invite vraiment à voir le film qui est un petit bijou ^^

Violette 04/10/2015 20:47

ok, je vais essayer de me le procurer alors. merci !

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