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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 20:27

 

 

               C’est toujours à la recherche de lectures andalouses que je suis tombée sur ce gros récit qui n’est autre qu’une histoire vraie, celle d’un très célèbre matador surnommé El Cordobés.

              Manuel Benitez naît en Andalousie en 1936 alors que débute la sanglante guerre civile. Orphelin très tôt, ce gamin des rues, très pauvre, n’a qu’une idée : devenir matador. Chapardant des oranges, vivant du minimum, c’est en guenilles, la nuit, qu’il va commencer à défier les vaches des champs de Palma del Rio. Allant de déceptions en refus, d’emprisonnements en échecs, celui qui se fera surnommé El Cordobés finira par devenir la nouvelle étoile de la corrida espagnole.

              La biographie du matador occupe la plus grande place de ce récit (qui a, pourtant, pour sous-titre « L’épopée de la guerre civile espagnole ») mais elle est entrecoupée de la description très détaillée de l’un de ses plus célèbres combats, celui de la corrida du 20 mai 1964. Ce livre, c’est aussi l’histoire d’une prodigieuse ascension sociale d’un gamin parti de rien et devenu une star mondiale richissime, c’est aussi l’histoire d’amour entre les Espagnols et la corrida, c’est aussi l’histoire de l’Espagne, ce pays qui n’a fabriqué sa première automobile en 1954, qui a si longtemps censuré des écrivains comme Sartre, Joyce ou Hemingway. Le récit de 600 pages est passionnant, la ténacité de ce gosse est admirable, et, à 79 ans, Manuel Benitez retourne quelquefois dans l’arène… Les pages historiques m’ont paru longues mais elles m’ont permis de mieux comprendre la petite histoire de ce grand homme qui ne connaît ni la peur, ni la douleur.

 

« Aussi différent d’un taureau domestique qu’un tigre d’un chat, le taureau sauvage est un monstre assassin que la nature a façonné  pour lutter jusqu’à son dernier souffle contre toute forme de vie hostile. Plus rapide sur une courte distance qu’un cheval de course, plus souple et plus agile qu’un félin, plus brave qu’un lion, il est doué d’une intelligence si vive qu’un dicton espagnol affirme qu’ « il apprend plus en vingt minutes qu’un homme pendant toute sa vie. »

N.B. : Oui, Dominique Lapierre, l'auteur de La Cité de la Joie !

 

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commentaires

A_girl_from_earth 11/09/2015 00:32

Un des livres de Dominique Lapierre que j'aimerais lire (depuis belle lurette), pas pour le sujet spécifiquement mais on me l'avait chaudement recommandé dans le lot de ses oeuvres. Tu ne m'as pas l'air aussi enthousiaste mais je tenterai quand même.:-)

Violette 12/09/2015 10:58

avec un peu de recul, le souvenir que j'en garde est vraiment très bon. N'hésite pas!

Alex-Mot-à-Mots 10/09/2015 09:57

Le sujet ne me tente guère.

Violette 12/09/2015 10:58

moi il m'a passionnée!

Ariane 09/09/2015 19:01

Pour le coup le thème de la corrida me rebute totalement.

Violette 12/09/2015 10:58

c'est vrai? Moi ça m'intrigue complètement!

saxaoul 09/09/2015 11:00

J'ai lu pas mal de livres de ce duo quand j'étais plus jeune et j'en garde un très don souvenir. Le problème c'est que ce sont souvent des pavés et aujourd'hui, j'ai moins de temps !

Violette 12/09/2015 10:59

oui, celui-là est un sacré pavé, lu pendant les vacances, ça aide!

zarline 08/09/2015 21:30

J'aime d'habitude bien les livres du duo Lapierre-Collins mais je t'avoue que sur ce coup-là, le thème ne me tente pas beaucoup. Sans être une fervente militante anti-corrida, pas sûre de vouloir lire tout un livre sur un matador. Pour le coup, j'aurais préféré que le sous-titre corresponde plus au contenu.

Violette 12/09/2015 11:00

les pages historiques sont nombreuses. J'ai adoré découvrir la corrida ainsi.

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