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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 16:49

 

              Cette année 2015 sera une année Mankell pour moi ou ne sera pas. Après mes retrouvailles avec le commissaire Wallander, je renoue avec le Mankell auteur de littérature non policière…

                Dans une contrée africaine non précisément définie, le narrateur, José, un boulanger de 18 ans, raconte sa rencontre avec un gamin des rues, Nelio. Il a recueilli Nelio une nuit, sur la scène d’un théâtre voisin à la boulangerie. Nelio était en sang, gravement blessé par des balles qui étaient entrées dans sa poitrine. A la demande de Nelio, José va le transporter sur le toit, le nourrir, le soigner sans pour autant l’emmener à l’hôpital.

               Chaque nuit, Nelio va narrer son histoire, son enfance, son passé douloureux. Agé d’à peine dix ans, il devient pour le narrateur, le sage qu’on écoute.

               Alors qu’il a vu sa famille se faire massacrer lors d’une guerre civile, Nelio, en fuite, a rencontré  Yabu Bata, un nain qui transporte une valise vide et cherche son chemin depuis 19 ans. Le petit garçon de dix ans a ensuite continué son chemin tout seul avant de parvenir dans la grande ville où il a rejoint des gamins tout aussi rejetés et perdus que lui. Nelio a pris pour hôtel le creux de la statue équestre de la place principale (je n’ai pu m’empêcher de penser à l’éléphant de la Bastille dans Les Misérables !), il a répandu le bonheur autour de lui, a été juste et intelligent. Il n’a pas craint la mort le moment venu.

                 C’est José qui prend le relais lorsque Nelio meurt, il devient lui aussi ce griot pauvre et solitaire.

                Si le conte n’est pas mon genre préféré, j’ai été surprise de constater à quel point Mankell devient un véritable conteur africain mêlant poésie, superstitions ancestrales et pessimisme. Quelle grandeur d’âme que ce petit Africain !

 

               Le livre a été adapté au cinéma en 1997.

 

« Celui qui marche vers un endroit précis peut difficilement faire route avec celui qui ne va nulle part. »

« Ce qui est important est toujours difficile à trouver. »

« Il ne nous est jamais donné d’envisager le lendemain sans crainte. Nous n’avons jamais le temps de préparer la joie ou d’astiquer nos souvenirs pour les faire briller. »

« … notre dernier espoir est celui de ne pas oublier qui nous sommes et de garder en mémoire l’idée que nous ne saurons jamais maîtriser les vents doux de la mer. Un jour, peut-être, comprendrons-nous pourquoi ils doivent continuer de souffler. »

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commentaires

Céline 20/03/2015 10:58

J'aime beaucoup Mankell, celui-ci a l'air d'avoir un ton très différend. Je le note !

Violette 21/03/2015 17:30

ce n'est pas un polar et il nous fait voyager!

niki 12/03/2015 10:00

un mankell inconnu pour moi - je note !

Violette 15/03/2015 11:03

il en a tant écrit!

Alex-Mot-à-Mots 09/03/2015 14:41

Mon préféré des non-polar : Tea-Bag.

Violette 10/03/2015 14:55

je le note, il m'en reste tant à découvrir, je me réjouis!

Léa Touch Book 09/03/2015 07:22

J'aimerais beaucoup découvrir cet auteur :)

Violette 10/03/2015 14:56

il est génial, c'est un de mes préférés!

Violette 09/03/2015 10:26

il est génial, un de mes préférés !

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