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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 15:08

 

                 Ça faisait des lustres que je voulais découvrir cet auteur, à l’honneur lors de cette rentrée littéraire. Chose faite avec ce roman découpé en cinq parties presque égales.

                  Nous suivons cinq périodes de la vie du narrateur. Il y a d’abord le petit garçon qui assiste, impuissant, à la séparation déchirante entre sa mère et son père et la promesse qu’il fait à sa mère « Je ne te quitterai jamais ». Vient ensuite l’adolescence, le narrateur est devenu un beau jeune homme de dix-huit ans, il est mannequin pour un magazine masculin. Dans le troisième récit,  le personnage est marié, il trompe sa femme enceinte dans une soirée mondaine et arrosée et elle décède à la fin du chapitre. Quelques années plus tard, on retrouve l’homme en tant que père d’une petite Lili (le bébé aurait donc survécu !?) tout occupé à tenter de se débarrasser du nouvel amant de sa mère, le sosie parfait de son père. Enfin, c’est un père excédé par son adolescente de fille qui clôt cette biographie en cinq séquences. L’objectif est certainement de nous faire comprendre à quel point la mère du narrateur a été présente à tous les moments de sa vie de manière intrusive et envahissante. Une relation plutôt destructrice.

                 Si j’étais vraiment honnête, je dirai que le tout est sans intérêt, très vite oublié (j’ai eu du mal, à la fin du bouquin, à me souvenir du début…). Deux choses m’ont particulièrement déplu : la noirceur et le côté raté des personnages gouvernés par l’alcool et les liaisons sans lendemain ; et puis le style…. comme l’attestent les citations ci-dessous, j’ai trouvé ça plat et sans recherches particulières. La comparaison du regard brillant et du vernis à ongles est quand même digne d’une rédaction d’un mauvais 6ème.

                Malgré cette déception, je ne tournerai pas le dos à l’auteur.

 

« J’allai verser du gin dans mon Perrier car le soleil venait de disparaître derrière les arbres. » ???

« il a le regard brillant comme du vernis à ongles. »

« Si on aime le genre un peu renfermé, un peu cafardeux, elle est parfaite. Si on ne les aime pas bronzées et souriantes du matin au soir, si on ne doit pas tourner un clip en string pour MTV, si on préfère quelque chose d’étrange, une fille assez originale, inquiétante mais originale, alors on peut venir sonner à sa porte. »

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commentaires

A
Un auteur qui ne m'a jamais vraiment passionné.
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V
je lirai d'autres de ses romans pour me faire un avis un peu plus juste...
Y
Je n'aime pas l'auteur que j'ai lu a deux ou trois reprises, pour les raisons que tu donnes : indigence du style (pour ne pas dire pire), histoires totalement inintéressantes, personnages plats et interchangeables. Sur mes lectures de Djian, j'ai cru lire toujours le même livre avec des écrivains alcooliques et obsédés et mal dans leur peau, que j'avais quand même beaucoup de mal à plaindre, tellement ils étaient fades.
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V
eh ben, ça promet! :-) je fais encore un essai et je viendrai te dire si je pense comme toi ! :-)
C
37°2 le matin m'avait vraiment bouleversée, j'avais réitéré avec la série Doggy Bag et j'ai trouvé ça médiocre, bâclé.
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V
zut, c'est justement la série Doggy Bag que j'avais l'intention de commencer bientôt !
M
J'ai déjà fait deux tentatives de lectures de P. Djian mais vraiment, cela ne passe pas sans trop que je sache pourquoi... je passe donc mon tour ;-)
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V
si c'est du même acabit que ce livre-là, je te comprends. J'essayerai encore, on verra bien.
P
Je te conseille Oh ! (pas gai du tout mais très bien, enfin pour moi). Bises
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V
je note, merci Philisine :-)
C
Je n'ai jamais lu cet auteur et ce que tu écris n'en donne pas spécialement envie. Pourtant je ne dis pas jamais !
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V
j'ai bien senti que ce n'était pas le meilleur de l'auteur, je vais continuer à le découvrir.
E
Je ne suis pas fan de Philippe Djian, je passe donc mon tour sans regret :-)
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V
c'était mon coup d'essai, même si ce n'était pas un franc succès, je vais poursuivre...