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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 17:20

           Je m’attendais très sérieusement à lire -  encore - un bouquin sur un grand sportif, comme La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon ou Courir d’Echenoz. Et bien pas du tout. Et heureusement, rajouterais-je.

             Le narrateur est né et a vécu son enfance sur la presqu’île de Quiberon, en face de Belle-Ile, là où la mer cogne. Très tôt, il s’est mis à désirer celle qu’il surnommait « la belle Gaëlle », une mère de famille d’origine bretonne et vietnamienne, grande, svelte à la peau ambrée et qui passait ses journées sur la plage. Quelques années plus tard, c’est sa fille Marion qui s’approchait du narrateur pour en faire son ami, son amant puis son mari et le père de leur fille Louise.

             La relation entre Marion et le narrateur est décrite à travers le prisme de l’océan. Cet océan où Marion aime aller nager longtemps et souvent, cette mer que le narrateur a entrepris de peindre. Marion est une silentiaire, calme, proche de la nature, sensuelle et gracieuse. Ce qui m’a d’emblée surprise, c’est la distance entre ces deux êtres, le destin ou la force des choses les rapproche mais le narrateur ne nous livre pas ses sentiments, il semble subir les événements, notamment la grossesse de Marion, un surprise pour les amants. Finalement, c’est ce « peu » qui m’a plu, c’est comme si tout était facile, c’est sans trop réfléchir que le narrateur avance dans la vie, ça glisse, ça coule, c’est simple et léger. Du brut, du sauvage. La fin contrarie complètement cette douceur et cette dimension primaire et instinctive de la vie, et elle m’a déçue. Je garde néanmoins un beau souvenir de ce livre qui fait du bien.

             C’est (encore !) chez Sylire que j’ai pioché cette bonne idée de lecture.

 

« Ce séjour de deux ans à la Martinique m’avait appris à la regarder. Ce regard quotidien me la fit aimer. Cette répétition ressemblait au lever du soleil chaque jour sur la mer. J’avais beau la voir le matin avec son mug de thé, les jambes croisées et lisant quelques pages d’un livre, m’émerveiller de ses pieds nus, ses orteils, ses ongles, je me demandais si elle ne sortait pas de la mer qui l’avait polie. J’étais face à elle sans effusion, devant un grand arbre qui vous impose sa grâce et sa sagesse. »

« En mer, nous avons l’infini devant nous et nos cartes de navigation nous servent de cadre. Dans la peinture, nous avons un cadre dans lequel nous devons trouver l’infini. »

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commentaires

sylire 15/11/2014 20:20

Oups mais j'avais déjà commenté ! Je me disais aussi...

Violette 17/11/2014 09:25

pas de souci :-)

sylire 15/11/2014 20:18

Je suis vraiment contente que tu aies aimé. J'ai trouvé l'écriture très belle. J'ai aimé aussi l'ambiance et ce que tu dis sur les personnages.

sylire 18/10/2014 10:11

Je suis contente que tu aies globalement aimé. La fin m'a surprise sur le moment mais avec du recul, je la trouve cohérente. J'ai trouvé l'écriture très belle. C'est un auteur que je relirai.

Violette 20/10/2014 22:39

Oui, j'ai beaucoup aimé l'atmosphère, l'odeur, les couleurs du livre :-) Comme toi, j'ai envie d'en lire plus de Frébourg.

Alex-Mot-à-Mots 18/10/2014 09:32

Tu en gardes un bon souvenir, c'est déjà ça.

Violette 20/10/2014 22:37

Oui, un très bon, même.

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